Trophée Marie-Agnès Peron 2020 - Fin de saison frustrante

Avoir de telles conditions à Douarnenez en Octobre… On ne boude pas notre plaisir ! Quelques plaisanteries avec les copains puis je saute à bord de Mini Yak : j’ai hâte d’en découdre. 😀

Mais dès le début, ça s’annonce mal… Je gère très mal mon temps durant la procédure de départ et me retrouve bien en dessous de la ligne au top. Je passe donc la bouée de dégagement dans le ventre mou du peloton, juste entre 2 copains trinitains ! Dont l’un qui va nous offrir une superbe remontée, jusqu’à la seconde place du classement proto… Bahia Express (551) n’aura jamais aussi bien porté son nom ! Chapeau Nono ! 👏

Après la bouée, cap sur le Raz de Sein à fond les ballons ! 🚀 Enfin presque, je m’embrouille dans mes choix de voile et perds un temps précieux… Après 5 changements de voile, un spi dans l’eau et un problème avec mon écoute, je finis enfin par établir mon grand spi. Malheureusement, cette bonne séquence ne dure pas et juste avant le phare de la Vieille, le pilote cesse de fonctionner !
Et affaler un spi en solo, sans pilote auto… C’est un petit peu la croix et la bannière ! Je suis obligé de lâcher la barre donc le bateau part au tas, donc je suis contraint de faire tomber le spi dans l’eau, donc le bateau cesse de gîter et reprend de la vitesse, donc le spi tire fort dans l’eau… En bref : je galère graaaaaave ! 😭 Après avoir ramené le spi à bord, je calme un peu le jeu en poursuivant ma route avec seulement la GV et le génois. Enfin, avec une pointe à 13nds quand même ! Mini Yak n’est jamais rassasié. 😉
Grâce à une éclaircie, mes panneaux solaires me permettent d’enclencher le pilote auto quelques instants, qui me permettent de ranger le bateau et réfléchir aux options qui s’offrent à moi. Sans électronique, je ne peux lâcher la barre qu’au près : je peux donc tenir jusqu’au phare des Birvideaux. Mais tout le retour, jusqu’à la chaussée de Sein, se fera au portant ! Il m’est donc indispensable de retrouver l’usage de mon pilote. A la faveur d’une accalmie, je vais chercher mon hydrogénérateur au fond du bateau et le mets en route… mais il ne se passe RIEN ! L’électronique refuse obstinément de se remettre en route…
Je suis alors au large de la pointe de Penmarc’h et n’ai plus aucun moyen de défendre mes chances… Je prends donc la décision (ô combien difficile…) de renoncer et de faire route directe vers la Trinté.😞 Après une nuit blanche et une remontée INTERMINABLE du chenal (plus d’une heure et demi 😱), j’arrive enfin à la maison : crevé mais soulagé.

Et maintenant : boulot, boulot, boulot ! 🔧